Francofolies 2026 : bien plus qu’un festival
Les Francofolies de Nouvelle-Calédonie reviennent les 11 et 12 septembre au Centre culturel Tjibaou. Artistes internationaux, talents calédoniens, rencontres avec la jeunesse et ouverture sur le monde : la conférence de presse a dévoilé une sixième édition placée sous le signe du partage et de la transmission.

Après plusieurs années compliquées, les Francofolies de Nouvelle-Calédonie retrouvent cette année toute leur ambition. Les intempéries avaient contraint les organisateurs à annuler l’édition 2023, avant les événements de 2024 puis une édition 2025 proposée sous une forme plus hybride.
Pour ce grand retour, quatre artistes internationaux sont attendus au Centre culturel Tjibaou. Jean-Louis Aubert et Helena se produiront le vendredi 11 septembre, tandis que Blaiz Fayah et Jok’Air monteront sur scène le samedi 12 septembre.
Les talents calédoniens occuperont eux aussi une place centrale. Red Lemons et Guillaume Amarnier ouvriront la soirée du vendredi, avant Kuby et Mayura le samedi. Une programmation qui fera dialoguer les styles, les générations et les différentes sensibilités musicales.
La jeunesse au cœur du festival
Au-delà des concerts, les Francofolies entendent jouer pleinement leur rôle culturel. Plusieurs actions sont ainsi organisées afin de rapprocher les artistes de la jeunesse calédonienne.
Jok’Air participera à une rencontre dans une école de Kaméré, autour de la remise d’une bande dessinée, tandis qu’Helena ira à la rencontre des élèves d'une école primaire . D’autres interventions artistiques sont également organisées dans des établissements scolaires.
Les élèves du lycée Escoffier prennent, de leur côté, une part active à l’événement en participant à la restauration des artistes ainsi qu’à différents aspects de l’accueil et de la logistique.
Des jeunes de Nouméa et de Dumbéa visiteront également le site pour découvrir les nombreux métiers indispensables à l’organisation d’un festival. Technique, production, restauration, accueil ou encore communication : les Francofolies souhaitent montrer que l’événement se construit aussi loin des projecteurs.
Cette volonté de transmission concerne également les artistes émergents. Pierre Poli, directeur artistique des Francofolies, a rencontré des jeunes accompagnés par l’ADAMIC afin de porter un regard professionnel sur leurs projets et de leur apporter des conseils.
Un réseau qui ouvre des portes
La Nouvelle-Calédonie appartient à une véritable famille internationale des Francofolies. Présent lors de la conférence de presse, Loïc Clairet, directeur des Francofolies Esch/Alzette au Luxembourg et président de l’association des Francofolies autour du monde, a rappelé l’importance de cette solidarité.
Ce réseau permet de soutenir les différentes éditions, mais aussi de découvrir de nouveaux artistes et de les faire circuler. Plusieurs talents calédoniens ont ainsi déjà eu l’occasion de se produire à La Rochelle, au Luxembourg ou dans d’autres festivals du réseau.
Une représentante du Sydney Festival assistera également à cette édition pour découvrir la scène locale. Sa venue pourrait offrir de nouvelles perspectives aux artistes du territoire et, pourquoi pas, leur permettre un jour de se produire en Australie.
Jean-Louis Aubert, quarante ans après
Le retour de Jean-Louis Aubert en Nouvelle-Calédonie constitue l’un des temps forts de cette édition. L’artiste devait déjà participer au festival en 2020, avant que la crise sanitaire ne vienne bouleverser le projet.
Près de quarante ans après son premier séjour sur le Caillou, il a confié son bonheur de revenir sur un territoire qui l’avait profondément marqué. « C’était un rêve de revenir », a-t-il expliqué, avant d’évoquer la gentillesse qu’il avait découverte ici et qu’il dit avoir immédiatement retrouvée.
L’ancien leader de Téléphone a également livré une réflexion pleine d’humour sur la création et la transmission entre les générations. Pour lui, chaque génération cherche à bousculer celle qui la précède afin d’inventer ses propres formes d’expression. « Mozart et Rimbaud étaient des punks », a-t-il lancé, rappelant que les artistes aujourd’hui considérés comme des références ont eux aussi été les contestataires de leur époque.
Une rencontre particulièrement symbolique pour Red Lemons
Cette présence prend une dimension particulière pour Jeff, membre de Red Lemons. Le musicien calédonien a raconté avoir appris la guitare en jouant « Un autre monde », l’un des titres emblématiques de Téléphone.
Il rencontrera Jean-Louis Aubert pour la première fois à l’occasion du festival, avant que Red Lemons et l’artiste français ne se succèdent sur la scène du Centre culturel Tjibaou. Un moment forcément chargé d’émotion pour celui qui défend depuis plusieurs années un rock chanté en français.
Jeff a également profité de sa prise de parole pour rappeler la richesse de la scène calédonienne. Rock, rap, reggae et autres influences s’y rencontrent pour former une identité musicale particulièrement diverse, qui mérite selon lui d’être davantage partagée.
Des artistes calédoniens heureux de se retrouver
Issu de la culture hip-hop, Kuby se définit comme un artiste « couteau suisse ». Graffiti, rap, tatouage : il multiplie les disciplines et se réjouit de pouvoir enfin présenter pleinement son univers aux Francofolies.
Après une précédente venue perturbée par les intempéries, il revient avec le sentiment d’intégrer une véritable famille. L’artiste souligne notamment la proximité qui s’est créée entre les participants et l’accueil qui leur est réservé depuis leur arrivée.
Mayura aborde elle aussi cette édition comme une occasion privilégiée de rencontrer les artistes internationaux et de partager la musique. Entre reggae, soul et pop, l’artiste calédonienne prépare actuellement son deuxième album, dont la sortie est annoncée dans les prochaines semaines.
Pour elle, le festival représente « une petite bulle » qui permettra à tous de se retrouver et de profiter ensemble de la musique et des bonnes énergies.
Pendant deux jours, les Francofolies feront ainsi bien plus que réunir des artistes sur une même scène. Le festival créera des passerelles entre les générations, les univers musicaux et les territoires. Une sixième édition pensée comme un moment de fête, mais aussi comme un espace de rencontres, de transmission et d’ouverture pour toute la scène calédonienne.
Des rencontres privilégiées à découvrir prochainement
À l’occasion de cette conférence de presse, MAG A NOUS a eu la chance de partager quelques moments privilégiés avec certains des artistes présents (Guillaumen Amarnier, Kuby et Mayura). Des rencontres riches en échanges et en confidences que nous ne manquerons pas de vous faire découvrir très prochainement sur nos différents supports. Restez connectés !
Vous souhaitez assister aux Francofolies ? Réservez vos places sur la billetterie officielle

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